La crise dans les universités sénégalaises

Ce qui se passe dans les universités sénégalaises est décevant et inadmissible.
De nombreuses difficultés gangrènent notre enseignement Supérieur.

Il se trouve qu’aujourd’hui, les étudiants sont obligés de se battre pour le respect de leur droit.
L’autorité qui est sensée veiller au bien-être de ces derniers ne pense qu’à régler ses intérêts et ceux de son parti politique. De ce fait, les enfants de pauvres, nous savons tous que ce sont eux qui fréquentent le plus ces universités, sont abandonnés à eux-mêmes.

Force est de constater que l’autorité, au lieu de régler les problèmes pressants pouvant causer des grèves, se permet de faire de la politique dans le seul but de se servir. Et là, sachant que l’éducation est la clé du succès, nous nous demandons si le comportement de cette autorité à l’égard des revendications estudiantines n’est pas volontaire.
Volontaire dans l’intérêt d’empêcher une prise de conscience populaire chez ces derniers ou dans l’intérêt de rendre impossible le travail de l’étudiant qui est de conscientiser le peuple du fonctionnement de l’État et des magouilles de l’autorité. Parce que le constat est visible ; de l’UCAD à l’UVS, il s’agit des mêmes revendications : le manque de salles de cours, le manque de professeurs, le problème de la bourse pour des étudiants qui restent presque toute une année sans la percevoir. C’est une question qui est devenue fréquente dans chaque mouvement de grève dans les universités sénégalaises.

le problème d’hébergements qui aujourd’hui constituent un mal fréquent dans toutes nos universités. Des étudiants qui sont censés payer des chambres hors campus à des prix très élevés, peinent à recevoir leurs bourses.
En ce qui concerne la restauration, les étudiants perdent des heures à cause des ruptures inexplicables, des manques d’ustensiles…

Le point qui, jusqu’à nos jours, constitue un problème majeur est le problème de l’assainissement. Imaginez une université inondée par des eaux des fosses septiques jusque dans les couloirs des dortoirs et même dans les restaurants.

Le manque d’eau qui est aujourd’hui un problème vraiment sérieux de même que les coupures incessantes d’électricité et j’en passe.

Les étudiants, étant conscients de ces faits et soucieux de trouver des solutions à ces problèmes, préfèrent les négociations que d’aller en grève.

Malheureusement, dans notre pays, on préfère le bâton à la place de la carotte.

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