Les enseignants du privé appellent à l’aide

‘’De nombreuses écoles privées et laïques supportent déjà difficilement les charges salariales et locatives, et risquent, en fin avril, de se retrouver dans une situation de trésorerie déficiente, à tel point que le paiement des salaires sera impossible sans l’appui de l’Etat’’. Une déclaration de l’Intersyndicale – Syndicat des enseignants des écoles privées catholiques du Sénégal (SNECS) et Union démocratique des enseignants du privé laïc (UDEPL) qui a soulevé, hier, l’inquiétude de ses membres.

En effet, la menace de fin de mois sans salaire est lourde. ‘’L’école ne fonctionnant pas, de nombreux parents d’élèves ne se sont pas acquittés des frais de scolarité de leurs enfants. Ce qui impacte négativement la trésorerie des établissements scolaires privés catholiques, laïcs et franco-arabes. Or, jusque-là, le ministère de l’Education nationale reste imprécis quant au soutien financier légitimement attendu par les patrons des écoles privées. Quels sont les critères mis en place pour les écoles bénéficiaires ? Quand le soutien de l’Etat va-t-il leur parvenir ? Ce soutien va atteindre quel niveau ? Il sera destiné à quel chapitre des dépenses ?’’, lit-on dans sa déclaration.

De ce fait, l’Intersyndicale interpelle le ministre Mamadou Talla sur ‘’sa responsabilité’’, en l’invitant à diligenter des ‘’initiatives hardies’’ de soutien aux écoles privées catholiques, laïques et franco-arabes. Elle lance un appel aux employeurs du secteur des établissements privés afin que, conformément à l’esprit de l’ordonnance du chef de l’Etat, qu’ils privilégient le dialogue avec les délégués du personnel. Cela, en vue de trouver des solutions justes et équitables mettant les enseignants à l’abri des fins du mois sans salaire.

‘’L’Intersyndicale SNECS-UDEPL se donnera les moyens légaux de faire respecter l’ordonnance du chef de l’Etat, notamment en ce qui concerne la rémunération du travailleur qu’il faut préserver dans ce contexte de crise sanitaire. Elle prie pour que la victoire contre la pandémie du coronavirus soit totale et rapide, pour permettre aux acteurs de l’école de poursuivre les activités d’enseignement-apprentissage et tenir les examens et les évaluations finales’’, ajoutent ses membres.

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